Le projet pédagogique

Le projet pédagogique développé ici vise à rencontrer les objectifs généraux de l’enseignement secondaire tels qu’ils ont été exposés dans le décret « missions » du 24 juillet 1997 et le document de la Fédération de l’Enseignement Catholique intitulé « Mission de l’école Chrétienne ».

Ce projet s’articule autour de quatre axes: l’école, les enseignants, les élèves et la société.

1 – L’ÉCOLE

L’école, lieu de savoir et d’héritage …

L’école, lieu de vie pour les jeunes qui la fréquentent, leur propose des connaissances. Elle les aide à maîtriser des capacités et des compétences. Elle propose une éducation à des attitudes démocratiques, civiques, soucieuses du bien commun. Les trois fonctions de l’école – instruire, former et éduquer – sont intégrées dans la pratique quotidienne dont l’héritage culturel chrétien est le catalyseur qui donne sens à la vie. L’école vise une formation progressive des jeunes à la liberté individuelle.

Une attention particulière sera portée à la transition entre les deux dernières années de l’enseignement primaire et le premier degré de l’enseignement secondaire.

L’école, lieu de sens …

Ces connaissances et ces pratiques seront d’autant mieux perçues par les jeunes si elles leur permettent de trouver des réponses à leurs questions, de résoudre des problèmes qu’ils rencontrent, de mieux comprendre le monde et d’en devenir acteur.

L’école, instrument d’insertion …

La construction et la transmission des savoirs et techniques au sein de l’école doivent être régulièrement actualisées pour s’adapter aux réalités socio-économiques et culturelles en évolution rapide. Les nouvelles technologies, notamment de communication, la pratique du stage et de l’alternance seront des instruments d’insertion du jeune dans la société.

2 – LES ENSEIGNANTS ET LES ÉDUCATEURS

Des enseignants et des éducateurs reconnus comme acteurs essentiels

Rien ne se fait sans les enseignants et éducateurs qui, chaque jour, rencontrent les jeunes avec leurs attentes, leurs difficultés et leurs projets. C’est bien par les enseignants et les éducateurs que les grands objectifs de l’enseignement se trouvent concrètement poursuivis.

A ce titre, la société entière doit les reconnaître comme acteurs essentiels et leur faire confiance. Dans cette perspective, les parents sont des partenaires actifs des enseignants dans l’éducation et le soutien à apporter aux élèves.

Des enseignants et des éducateurs qui analysent ce qui change dans leur fonction et dans l’apprentissage et en tire les conséquences

La société change et le métier d’enseignant aussi.

Des méthodes pédagogiques nouvelles pour lesquelles la participation, le travail en équipe et l’engagement personnel des professeurs sont essentiels, doivent se mettre en place et être encouragées.

Des enseignants et des éducateurs qui peuvent bénéficier d’une formation continue et de temps d’échanges

La formation continue et les temps d’échanges professionnels se traduiront en actions concrètes dans le projet d’établissement.

3 – LES ÉLÈVES 

Des élèves autonomes qui dialoguent et s’expriment

Dans le processus d’appropriation des compétences, des savoirs et des techniques, on privilégiera autant que faire se peut les méthodes qui favorisent l’autonomie de l’élève, le développement de sa curiosité, de son désir et de sa capacité d’apprendre progressivement par lui-même. On visera, de cette manière, la construction d’un jugement personnel ainsi qu’une auto-évaluation référée à des critères pertinents, conscients et convenus.

Le jeune maîtrisera d’autant mieux son apprentissage que celui-ci aura été le fruit d’un dialogue et d’une interaction constante avec autrui: maîtres, condisciples, auteurs du passé et contemporains.

On perçoit l’importance que revêt dans ce cadre la maîtrise de la langue d’enseignement, orale et écrite, comme outil permanent de découverte de soi, des autres, du monde et comme instrument de communication, de développement de la pensée analytique, de l’intelligence critique et de l’esprit de synthèse autant que d’intégration sociale et créative.

Dans cette conception de l’apprentissage, la dimension affective, le rôle du désir et de l’émotion ne peuvent être négligés.

La conception globale que le jeune se fera de l’humain nécessite une part faite au goût du beau et au sens du bien.

Des élèves reconnus dans leurs différences et soutenus dans leurs projets de réussite

Cette approche de l’apprentissage engage à prendre en considération la différence des acquis, des motivations, des rythmes, des milieux socioculturels. Il n’y a ni voie unique ni système miracle. La bonne méthode est plurielle: c’est elle qui fait progresser et réussir, qui respecte la personnalité de l’élève … et du maître, sans négliger pour autant les efforts d’harmonisation des objectifs et des compétences évaluables au terme du degré ou des études secondaires.

Des élèves orientés dans le respect de leurs aptitudes et des exigences de la société

L’école est placée devant une obligation de résultats:

  • l’objectif principal est de viser une vraie réussite de chacun dans toutes les dimensions de sa personne dans une perspective qui favorise l’orientation de l’élève et la maturation de son projet personnel.
  • pour favoriser l’égalité des chances, il faut assurer à certains un surcroît d’attention et de moyens, à d’autres, par contre, des performances à leur mesure. On exigera ainsi de chacun son maximum d’excellence.

4 – LA SOCIÉTÉ

Vers une société solidaire

Cette volonté d’obtenir des résultats implique la conviction que tous peuvent réussir, et en même temps que rien ne s’obtient sans effort.

Elle requiert un climat de coopération, de solidarité et de saine émulation et un soutien des élèves par leurs parents.

Vers une société qui valorise

Le respect des différences, l’écoute, la mise en valeur de la variété des talents, la patience, la constance seront les gages du succès.

Vers une société de citoyens

Ces pratiques, vécues dans la difficulté bien réelle de publics de plus en plus hétérogènes, appellent nécessairement au cœur même de la classe et de l’école, conçues comme lieu de construction active de soi et de socialisation, des règles de vie en commun, une habitude du respect mutuel, le refus de la violence et une progressive intériorisation des limites imposées par la société.

Les règles de vie qui traduisent celles-ci dans la vie scolaire quotidienne doivent être claires, cohérentes, autant que possible conçues ensemble, connues de tous, partagées et respectées par tous. Elles impliquent, si nécessaire, sanctions et arbitrages. Chaque jeune fera ainsi, dans l’expérience collective, son apprentissage de la citoyenneté.

Règles de vie communes et apprentissage collectif trouveront d’autant mieux leur équilibre qu’on y aura fait place au corps, au sport, à la gestion du stress et à l’éducation à la santé.